Le louage d’un être humain

L’endoctrinement nécessaire pour contrôler une  société «libre» implique que certaines opinions les plus simples et les plus immédiates deviennent cependant inavouables dans le cadre idéologique commun. L’illégitimité du louage d’un être humain est un sujet tabou qui ne peut pas être abordé par les «respectables» intellectuels qui ont la charge de fabriquer l’opinion publique. Le succès de leur propagande fait que beaucoup se posent la question : « Qu’est-ce donc que le louage d’un être humain ? »

La réponse est probablement plus évidente pour un enfant qu’elle ne l’est pour quelqu’un qui, dans l’entreprise ou l’économie, se doit d’internaliser le système doctrinal en vigueur pour assurer sa propre réussite. Le louage d’un être humain est comme la location de n’importe quelle chose. Quand une voiture est louée, l’utilisation de la voiture est (dans certaines limites) transférée au preneur (au locataire). Celui-ci devient également responsable de la voiture pendant la période de location. Il en est de même dans le cadre de la location d’une maison.

Le louage d’un homme ou d’une femme n’est pas différent, et pourtant la plupart des gens ont des difficultés à identifier la relation d’emploi standard comme un étant exemple parfait de ce qu’est le louage d’un être humain. La vente d’un être humain est facilement identifiée comme étant de l’esclavage, mais on n’identifie que rarement et difficilement le fait que l’acceptation d’un emploi salarié est en fait un « auto-louage », à savoir le louage de soi-même.

Comments are closed.