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Avertissements:

  • La version francophone de ce site est en cours d’élaboration. Soyez donc patients ! Si vous souhaitez faire des suggestions pour améliorer la traduction, merci de bien vouloir contacter Philippe Grosjean à cette adresse.
  • L’expression anglaise « human rental » est systématiquement traduite en français par « le louage d’un être humain ». En effet, en anglais le verbe « to rent » n’est utilisé que pour le louage des services d’une chose (une maison, une voiture) et non pas les services d’un être humain. Dans ce dernier cas on utilise, en anglais, le verbe « to hire somebody » qui se traduit par « embaucher quelqu’un ».
  • La définition du contrat de louage est : un contrat par lequel l’une des parties (appelée « le bailleur » ou, en l’occurrence, « le salarié ») s’engage, moyennant un prix (appelé « le loyer » ou, en l’occurrence, « le salaire ») que l’autre partie (appelée « le preneur » ou, en l’occurrence, « l’employeur ») s’oblige à payer, à procurer à celle-ci, pendant un certain temps, la jouissance d’une chose mobilière ou immobilière ou, en l’occurrence, de sa propre personne.
  • Enfin, jouissance est ici pris dans son sens juridique, à savoir : l’action de profiter ou de tirer parti de quelque chose ou, en l’occurrence, de quelqu’un.

Bienvenue sur le site abolitionniste moderne « Abolir_le_louage_des_etres_humains.org ». Ce site analyse la nature du contrat d’emploi standard, à savoir celle d’un contrat de louage de l’être humain, et montre qu’un tel contrat est illégitime parce qu’il bafoue la théorie des droits inaliénables. Aujourd’hui, le contrat de louage de l’être humain se présente sous la forme d’un échange volontaire et consenti de son propre labeur contre le paiement d’un salaire. Pour qu’un tel échange soit légitime, deux conditions doivent être remplies : le respect de la démocratie dans tout environnement où œuvrent des êtres humains et le respect de leur droit de propriété sur le résultat de leurs ouvrages. Ce site est une ressource éducative qui cherche à promouvoir la sensibilisation du public et la compréhension des problèmes liés au louage d’êtres humains. L’étude de la légitimité du louage d’un être humain a longtemps été enterrée sous un déluge de propagande avec la complicité de l’establishment économique. Une telle question fondamentale est notamment absente de notre système d’éducation et ignorée par les médias de masse. Elle doit être relancée dans le débat public. La théorie des droits inaliénables n’est utile que dans la mesure où elle est largement connue et systématiquement appliquée dans la réalité. Les droits inaliénables sont basés sur le principe déjà largement connu de l’incessibilité de la responsabilité de nos propres actions. Ce principe, compris dans toute sa conclusion logique, signifie que le louage d’êtres humains n’est pas plus légitime que la vente d’êtres humains. La question n’est pas celle de la coercition, ou du choix librement consenti d’être donné en louage, ou encore de la rémunération donnée en échange de ce consentement. La question est qu’un être humain ne peut pas choisir d’être loué pour la même raison qu’il ne peut pas choisir de se vendre en esclavage ou de vendre son droit de vote, quel que soit son consentement ou la compensation qu’il en obtient. L’abolition du louage de l’être humain ne sera pas une mince affaire étant donné sa forte prévalence et son enracinement ferme dans le système économique. Le mouvement abolitionniste moderne doit commencer par détruire les faux arguments utilisés aujourd’hui pour justifier la légitimité des louages d’êtres humains qui persistent actuellement. Les arguments fondés sur les droits inaliénables représentent une menace mortelle pour la pratique du louage d’êtres humains. L’enjeu n’est rien moins que le système de l’emploi salarié, le marché du travail, et le marché boursier par lequel sont échangés les droits de propriété sur les contrats de louage d’êtres humains. Comme dans le cas de l’esclavage, la question des droits inaliénables ne peut qu’amener les promoteurs du louage d’êtres humains à devoir reconnaître qu’ils ont tort. Aussi, n’y a-t-il que deux réactions possibles: Silence, dans l’espoir que les droits inaliénables ne seront jamais bien compris, ou le dénigrement et le harcèlement des défenseurs dans le cas où ces derniers gagnent en audience. La stratégie a jusqu’ici réussi à détourner l’attention sur une idée essentielle et sur ses implications révolutionnaires. L’alternative au louage de l’être humain est l’universalisation de l’emploi de soi-même (ou de l’auto-emploi) dans des entreprises gérées démocratiquement par tous ceux qui y sont actifs, c’est-à-dire des coopératives de travailleurs. La démocratie sur le lieu de travail élimine l’aliénation du droit de s’auto-gouverner, et le droit de propriété des travailleurs signifie que ce sont eux qui acquièrent le droit de propriété sur les bénéfices ou sur les pertes résultant de leur action et qu’ils en portent ainsi la responsabilité financière.

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